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Drive : Un Blockbuster pas comme les autres

Temps de lecture : 4 minutes

 

Quand on veut se divertir et aller au cinéma ces dernières semaines, on a le choix entre la guerre des boutons et… la guerre des boutons ! Sans commentaires.

Encore une fois, So Blink vient à la rescousse. Plus que jamais, cette semaine je vous conseille de vous ruer dans les salles obscures et d’aller voir Drive.

So synopsis

Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur !

Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

Pour beaucoup et moi particulièrement, j’étais resté sur l’idée que ce film n’était qu’un énième film dans le genre des « Transporteur » et autres films avec des acteurs à gros bras… Mais ce film est beaucoup plus que ça ! Voici donc 5 bonnes raisons d’aller voir ce film.

# 1 : Un realisateur pas comme les autres

Nicolas Winding Refn est un cinéaste danois. Très loin de la furie hollywoodienne, Nicolas est la progéniture d’un monteur, Anders Refn, et d’une photographe, Vibeke Winding, autant dire qu’il est tombé dans la marmite quand il était petit.

Diplômé de l’Aada (American Academy of Dramatic Arts – promo 93′), il est surtout connu pour la trilogie culte (enfin ça dépend pour qui..) : Pusher. En dehors des réseaux, il n’hésite pas à refuser les propositions les plus alléchantes pour ce concentrer sur ses propres projets.

NWR s’est avant tout un style, un parti pris pour la violence, le dark, sans modération mais surtout sans superflus.

« L’art est un acte de violence. Je m’intéresse aux extrêmes, un mélange de poésie et de violence. » dixit NWR.

# 2 : Une mise en scene exceptionnelle

Quand on regarde la bande annonce de Drive, outre la gueule de Gosling, bin y a pas grand chose !! Et pourtant… Ce film nous offre une caméra, une mise en scène de génie ! Lauréat du Prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes, Drive ne ressemble pas aux autres blockbusters. On y trouve des scènes d’un apaisement rare mêlées avec d’autres d’une violence crue mais filmées sans provocations. Ni racoleur et toujours impeccable, bravo.

# 3 : Des acteurs justes bons

Il y a plusieurs jours, deux de mes camarades m’ont emmené voir Crazy stupid love, avec le nouveau golden boy d’Hollywood, Ryannnnnnnnnnnnn !!!!

« Cris d’horreur, éruption gastrique dans ma bouche »

Un nouveau gars énervant à souhait, toujours propre sur lui, impeccable, lisse comme la poitrine de Kéline (certains comprendront… lol).
Ryan Golsing montre dans Drive qu’il est peu être un peu plus qu’un simple beau gosse. Son rôle est basé sur un personnage d’une froideur rare mêlée à une tendresse subtile.

Ryan s’en sort super bien, et épate.

Les autres acteurs, Carey Mulligan (détentrice du BAFA de la meilleure actrice pour son interprétation de « Jenny » dans Une éducation) campe parfaitement la mère au foyer américaine bien cassos mais d’une pudeur rare, alors que Bryan Cranston (le héros de Breaking bad) est juste parfait dans son rôle.

# 4 : Une bande son de ouf !

Vous pourrez vous laver autant que vous le voudrez, cette BO reste dans la peau. « A real hero » de College tient juste du génie !! Mélancolique, elle nous rappelle les rythmes des années 80′ (pas Emile & Image, non faut pas déconner quand même…), rien à ajouter à vous de l’écouter.

 

# 5 : Parce que le film fait polémique outre atlantique !

Dans le Michigan, un matin d’automne, Sarah Deming s’est réveillé un matin avec une véritable fureur envers Film Distric, le distributeur US du film et la salle de ciné de son quartier. Cette dernière a décidé de porter plainte contre ces derniers car elle reproche à la bande annonce du film, de l’avoir amenée à penser qu’elle irait voir un film du genre Fast and Furious avec pleins de poursuite de voitures ou de clichés du genre.

Sarah a par ailleurs souligné le « racisme extrêmement diffamatoire et déshumanisant dirigé vers les membres de la communauté juive, qui promeut ainsi la violence envers les membres de la communauté juive » que contiendrait le film.

Démarche d’une stupidité rare… Je me suis donc moi aussi lancer dans une croisade anti-arnaque ! Demain à 17h, une plainte sera officiellement déposée à l’encontre de De Vinci Léonard, graphiste de son état, pour l’énorme escroquerie engendrée par son œuvre intitulé « La Joconde », considérée comme étant le plus grand tableau de tout les temps, alors qu’il ne mesure que 77 cm × 53 cm !!

Sarah/ Nico, même combat !…

# Convaincu ?

Et puis après tout, si on vous le dit, il serait temps d’obéir un peu ! Alors allez chercher votre place de ciné et écoutez College !!

Enjoy.

Oubliez les mots, passez aux remedes !

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